dimanche 23 janvier 2011
mercredi 12 janvier 2011
Sidérant, absolument sidérant. PPDA, ex-roi du PAF, se serait fourvoyé dans un affaire lamentable de plagiat. Et depuis, les excuses invoquées sont de plus en plus foireuses, façon je prends les gens pour des cons.
Les faits : PPDA doit publier le 19 janvier une biographie d'Ernest Hemingway. Des journalistes reçouivent l'ouvrage et le lisent, pour en faire des recensions ou critiques éventuelels, comme il est d'usage. Or, à l'Express, les journalistes sont surpris "par la précision à l'"anglo-saxonne" du livre, en contradiction avec un certain flou sur les sources citées dans la bibliographie". Du coup, ils fouillent partout et exhument toutes les biographies d'Hemingway publiées en français, plus quelques biographies rédigées en anglais. Ils comparent. Et tombent sur des "parentés criantes avec l'ouvrage de Peter Griffin".
Lequel ouvrage, de 1985, aux éditions Oxford University Press, fut publié en France, chez Gallimard, en 1989, et est aujourd'hui très difficile à se procurer en librairie.
Le plagiat est clair, même s'il ne concerne pas tout le livre. En fait, certains passages ont été réécrits, mais sans grand effort d'imagination : le récit est le même, quoique les phrases soient coupées différemment, par exemple.
Bref, la parenté entre les textes est manifeste. Si manifeste que le fait, en lui même, n'est pas nié. Il est "expliqué".
Mais les explications sont sidérantes.
Dans un premier temps, contacté par le journaliste de l'Express, PPDA nie et s'estime offusqué : il a travaillé, certes, il a lu d'autres biographies, ce qui est normal, mais rien de plus.
Mais, plus tard, la maison d'édition s'explique à son tour : il y a eu, par erreur, impression d'une mauvaise version. C'était les vacances de Noël, il n'y avait personne. Ah oui ? Dans un autre article, l'Express s'étonne : début décembre, ils sont reçu les "épreuves reliées" début décembre ; puis, à la mi-décembre, le livre définitif, avec code-barres, donc des exemplaires publiés pour être venus, et dédicacés de la main de l'auteur. Or, les deux versions sont les mêmes ; l'erreur, alors, daterait de bien avant les vacances... Curieux, non, cette série de maladresse aboutissant à la publication de la mauvaise version ?
Et puis, sur Causeur, un journaliste reprend cette explication : il n'y a pas de mauvaise et de bonne version : en fait, PPDA a été victime d'un nègre indélicat, qui lui a écrit son livre en en pompant un autre. Ergo, c'est la faute du nègre, pas de PPDA. Du reste, il y a eu des précédents : Alain Minc et Thierry Ardisson se sont retrouvé aussi, victimes de nègres indélicats. Et puis, PPDA, avec tout ce qu'il fait, il n'a pas le temps de s'intéresser à tout. DOnc, il n'a pas bien managé son nègre, on ne va pas enf aire un fromage. Voilà, c'est tout.
On attend les autres explications, qui ne manqueront pas d'être aussi savoureuses.
La version de l'éditeur, totalement invraisemblable, ne mérite aucun commentaire, si ce n'est son côté cirage de pompe du grand homme, entendez du tiroir ciasse : PPDA fait vendre, il ne s'agirait pas de se fâcher avec lui ou de brouiller son image : c'est donc la maison d'éditions qui s'excuse de son erreur auprès de PPDA. Elle n'a peut-être pas tort, la maison d'éditions, car elle aurait pu faire soigneusement relire l'ouvrage, par des personnes compétentes...
Mais l'explication du journaliste de Causeur n'est pas inintéressante : il semble admis que des personnages publics signent des livres écrits par d'autres. C'est comme ça en France, il faut être une plume. Nombre de personnes, incapables d'écrire, veulent publier. Elles font donc écrire leur livre par d'autres, et voilà tout. Et quand il y a un couac, on bredouille des explications mais on continue.
Pour ce journaliste, il est normal que PPDA surbooké fasse écrire son livre par quelqu'un d'autre. Ce quelqu'un d'autre a fait une erreur, mais PPDA n'en est pas responsable. Si PPDA travaille trop et n'a pas le temps d'écrire des livres, ne ferait-il pas mieux de s'en abstenir, plutôt que de pomper les bouquins d'autres personnes ou de payer des nègres ?
Les faits : PPDA doit publier le 19 janvier une biographie d'Ernest Hemingway. Des journalistes reçouivent l'ouvrage et le lisent, pour en faire des recensions ou critiques éventuelels, comme il est d'usage. Or, à l'Express, les journalistes sont surpris "par la précision à l'"anglo-saxonne" du livre, en contradiction avec un certain flou sur les sources citées dans la bibliographie". Du coup, ils fouillent partout et exhument toutes les biographies d'Hemingway publiées en français, plus quelques biographies rédigées en anglais. Ils comparent. Et tombent sur des "parentés criantes avec l'ouvrage de Peter Griffin".
Lequel ouvrage, de 1985, aux éditions Oxford University Press, fut publié en France, chez Gallimard, en 1989, et est aujourd'hui très difficile à se procurer en librairie.
Le plagiat est clair, même s'il ne concerne pas tout le livre. En fait, certains passages ont été réécrits, mais sans grand effort d'imagination : le récit est le même, quoique les phrases soient coupées différemment, par exemple.
Bref, la parenté entre les textes est manifeste. Si manifeste que le fait, en lui même, n'est pas nié. Il est "expliqué".
Mais les explications sont sidérantes.
Dans un premier temps, contacté par le journaliste de l'Express, PPDA nie et s'estime offusqué : il a travaillé, certes, il a lu d'autres biographies, ce qui est normal, mais rien de plus.
Mais, plus tard, la maison d'édition s'explique à son tour : il y a eu, par erreur, impression d'une mauvaise version. C'était les vacances de Noël, il n'y avait personne. Ah oui ? Dans un autre article, l'Express s'étonne : début décembre, ils sont reçu les "épreuves reliées" début décembre ; puis, à la mi-décembre, le livre définitif, avec code-barres, donc des exemplaires publiés pour être venus, et dédicacés de la main de l'auteur. Or, les deux versions sont les mêmes ; l'erreur, alors, daterait de bien avant les vacances... Curieux, non, cette série de maladresse aboutissant à la publication de la mauvaise version ?
Et puis, sur Causeur, un journaliste reprend cette explication : il n'y a pas de mauvaise et de bonne version : en fait, PPDA a été victime d'un nègre indélicat, qui lui a écrit son livre en en pompant un autre. Ergo, c'est la faute du nègre, pas de PPDA. Du reste, il y a eu des précédents : Alain Minc et Thierry Ardisson se sont retrouvé aussi, victimes de nègres indélicats. Et puis, PPDA, avec tout ce qu'il fait, il n'a pas le temps de s'intéresser à tout. DOnc, il n'a pas bien managé son nègre, on ne va pas enf aire un fromage. Voilà, c'est tout.
On attend les autres explications, qui ne manqueront pas d'être aussi savoureuses.
La version de l'éditeur, totalement invraisemblable, ne mérite aucun commentaire, si ce n'est son côté cirage de pompe du grand homme, entendez du tiroir ciasse : PPDA fait vendre, il ne s'agirait pas de se fâcher avec lui ou de brouiller son image : c'est donc la maison d'éditions qui s'excuse de son erreur auprès de PPDA. Elle n'a peut-être pas tort, la maison d'éditions, car elle aurait pu faire soigneusement relire l'ouvrage, par des personnes compétentes...
Mais l'explication du journaliste de Causeur n'est pas inintéressante : il semble admis que des personnages publics signent des livres écrits par d'autres. C'est comme ça en France, il faut être une plume. Nombre de personnes, incapables d'écrire, veulent publier. Elles font donc écrire leur livre par d'autres, et voilà tout. Et quand il y a un couac, on bredouille des explications mais on continue.
Pour ce journaliste, il est normal que PPDA surbooké fasse écrire son livre par quelqu'un d'autre. Ce quelqu'un d'autre a fait une erreur, mais PPDA n'en est pas responsable. Si PPDA travaille trop et n'a pas le temps d'écrire des livres, ne ferait-il pas mieux de s'en abstenir, plutôt que de pomper les bouquins d'autres personnes ou de payer des nègres ?
vendredi 5 novembre 2010
Dans la course aux performances des super-calculateurs, la Chine a vraisemblablement détrôné, jeudi 28 octobre, les Etats-Unis. Conçu par deux cents ingénieurs, le Tianhe-1A ("voix lactée") est un superordinateur hébergé au National Center for Supercomputing, dans la ville de Tianjin, dans le nord-est de la Chine.
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Le système a une capacité de 2,507 pétaflops par seconde, soit l'équivalent de 2,5 millions de milliards d'opérations par seconde. Jusqu'à présent, c'était le système Jaguar, du département de l'énergie américain, qui disposait de la plus grande puissance de calcul, avec 1,75 pétaflops par seconde.
Le supercalculateur Tianhe-1A peut être utilisé dans de nombreux domaines, de la météorologie, à la recherche médicale. Il dispose de microprocesseurs Intel, de processeurs graphiques Nvidia, et de nouveaux processeurs conçus par les ingénieurs chinois, baptisés "FeiTeng-1000".
Avec ce nouveau superodinateur, la Chine se place pour la première fois devant les Etats-Unis. Cette course à la puissance est d'ailleurs devenue une priorité nationale, avec le lancement d'un vaste plan pour les technologies innovantes lancé en 2006 par les autorités chinoises.
Dans le classement mondial des cinq cents ordinateurs les plus puissants paru au mois de juin, la Chine avait déjà beaucoup progressé au niveau mondial, plaçant une de ses machines en deuxième position. Mis au point dans le centre national de Shenzhen, dans le sud de la Chine, Nebulae est utilisé pour des calculs scientifiques et le séquençage de gènes.
En juin, la Chine compte vingt-quatre machines dans le top 500, dont deux aux dix premières places. Et, si les Etats-Unis ne sont plus en tête, ils étaient largement présents, avec deux cent quatre-vingt-deux systèmes. Ces machines utilisent majoritairement des systèmes d'exploitation Linux.
Le prochain classement doit être dévoilé au mois de novembre.
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Le système a une capacité de 2,507 pétaflops par seconde, soit l'équivalent de 2,5 millions de milliards d'opérations par seconde. Jusqu'à présent, c'était le système Jaguar, du département de l'énergie américain, qui disposait de la plus grande puissance de calcul, avec 1,75 pétaflops par seconde.
Le supercalculateur Tianhe-1A peut être utilisé dans de nombreux domaines, de la météorologie, à la recherche médicale. Il dispose de microprocesseurs Intel, de processeurs graphiques Nvidia, et de nouveaux processeurs conçus par les ingénieurs chinois, baptisés "FeiTeng-1000".
Avec ce nouveau superodinateur, la Chine se place pour la première fois devant les Etats-Unis. Cette course à la puissance est d'ailleurs devenue une priorité nationale, avec le lancement d'un vaste plan pour les technologies innovantes lancé en 2006 par les autorités chinoises.
Dans le classement mondial des cinq cents ordinateurs les plus puissants paru au mois de juin, la Chine avait déjà beaucoup progressé au niveau mondial, plaçant une de ses machines en deuxième position. Mis au point dans le centre national de Shenzhen, dans le sud de la Chine, Nebulae est utilisé pour des calculs scientifiques et le séquençage de gènes.
En juin, la Chine compte vingt-quatre machines dans le top 500, dont deux aux dix premières places. Et, si les Etats-Unis ne sont plus en tête, ils étaient largement présents, avec deux cent quatre-vingt-deux systèmes. Ces machines utilisent majoritairement des systèmes d'exploitation Linux.
Le prochain classement doit être dévoilé au mois de novembre.
mardi 2 novembre 2010
Le problème, me semble-t-il, des touristes qui se rendent dans des pays dont le niveau de vie est si différents de celui qu'ils connaissant chez eux est que, au moins pour les Français (et peut-être pour tous les européens), on voit l'autre, surtout s'il est pauvre, d'une religion exotique et qu'il vivrait volontiers en pagne sous les cocotiers (ou les baobabs) si l'homme blanc ne lui acvait pas gracieusement apporté la civilisation, on voit l'autre, disais-je, via le prisme d'une pensée rousseauiste : le sauvage, ce pauvre homme qui n'a pas accédé de lui-même à la civilisation,e st "bon" - il est gentil, il ne sait pas. Il ne peut donc pas être méchant, et ses descendants, vêtus, lorsquils quittent le charmant et exotique uniforme de travail que l'hotel leur impose, de jean et de t-shirt, preuve éminente d'adaptation parfaite à la civilisation, sont gentils aussi. De tristes malentendus nous empêchent d'être tous copains, mais au fond, si on savait, on serait tous copains. Et ce serait beau.
Face à ce point de vue, on a son adversaire : les ex-sauvages, tous continents confondus, ne sont, restons réalistes, que des sauvages, tous, quelque soit leur couleur de peau et l'apparent modernisme dont on a décoré leur pays, rêvant plus ou moins de massacrer les blancs à coup de machette. Dans certains cas, ils ont même remplacée la machette (qui faisait sourire : les pauvres, ils ne savent pas) par la bombette artisanale, mais qui ne fait pas rire du tout quand erlle est placée dans un avion. Le sauvage est Etranger et Dangereux et il ne faut pas le sous-estimer.
Du coup, on oscille constamment entre les deux points de vue : soit l'ex-sauvage est gentil, soit il est méchant. La vérité se situe ( comme d'habitude, selon moi, ailleurs, dans une tout autre logique). Pour mieux comprendre l'ex-sauvage, il faudrait commencer par nous placer devant un miroir : l'ex-sauvage est comme nous (hélas), multiple, insaisissable, difficile à cerner. Certains sont drôle,s certains sont tristes, certains violents, d'autres pacifistes, certains grossissent, d'autres ne rpennent pas un gramme : au fond, et malgré l'exotisme de la différence culturelle, l'autre est comme nous, et si nous savons bien nous regarder, nous verrons que nous ne sommes ni des monstres ni des saints.
Deux évènements viennent d'avoir lieu, celui des Maldives me semblent intéressants : voilà deux innocents et charmants touristes françáis ou suisses, qui se paient une semaine aux Maldives dans l'intention charmante de renouveler leurs voeux de mariage : c'est choupi tout plein. Las, ils tombent sur un goujat qui non seulement se moquent d'eux, leur lit un texte qui n'a rien à voir avec un renouvellement de voeux mais est un ramassis d'insultes à caractères religieux, très à la mode actuellement ; pour nombres d'imbéciles à travers le monde musulmans, ce sera une blague de mauvais goût très amsuant, pour nombre de personnes sensées à travers le monde musulam, ou les Maldives, c'est une initiative désastrueuses et lamentable. Pour tous les Occidentaux qui considèrent que les ex-sauvages ne sont que de vrais sauvages indignes de respects (ceux qui disent : "au fond, ce ne sont que des....." ou "c'est bien des...." - rajoutez vous mêmes le nom du peuple), c'est une preuve de plus ; pour les ex-sauvages, c'est une catastrophe, mais aucun de ces deux points de vue n'avaient vraiment besoin de cela pour penser du mal de l'autre, donc au fond c'est un non évènement dont je me demande, au fond, s'il na pas aucune importance, tout en étant éminemment symbolique.
Face à ce point de vue, on a son adversaire : les ex-sauvages, tous continents confondus, ne sont, restons réalistes, que des sauvages, tous, quelque soit leur couleur de peau et l'apparent modernisme dont on a décoré leur pays, rêvant plus ou moins de massacrer les blancs à coup de machette. Dans certains cas, ils ont même remplacée la machette (qui faisait sourire : les pauvres, ils ne savent pas) par la bombette artisanale, mais qui ne fait pas rire du tout quand erlle est placée dans un avion. Le sauvage est Etranger et Dangereux et il ne faut pas le sous-estimer.
Du coup, on oscille constamment entre les deux points de vue : soit l'ex-sauvage est gentil, soit il est méchant. La vérité se situe ( comme d'habitude, selon moi, ailleurs, dans une tout autre logique). Pour mieux comprendre l'ex-sauvage, il faudrait commencer par nous placer devant un miroir : l'ex-sauvage est comme nous (hélas), multiple, insaisissable, difficile à cerner. Certains sont drôle,s certains sont tristes, certains violents, d'autres pacifistes, certains grossissent, d'autres ne rpennent pas un gramme : au fond, et malgré l'exotisme de la différence culturelle, l'autre est comme nous, et si nous savons bien nous regarder, nous verrons que nous ne sommes ni des monstres ni des saints.
Deux évènements viennent d'avoir lieu, celui des Maldives me semblent intéressants : voilà deux innocents et charmants touristes françáis ou suisses, qui se paient une semaine aux Maldives dans l'intention charmante de renouveler leurs voeux de mariage : c'est choupi tout plein. Las, ils tombent sur un goujat qui non seulement se moquent d'eux, leur lit un texte qui n'a rien à voir avec un renouvellement de voeux mais est un ramassis d'insultes à caractères religieux, très à la mode actuellement ; pour nombres d'imbéciles à travers le monde musulmans, ce sera une blague de mauvais goût très amsuant, pour nombre de personnes sensées à travers le monde musulam, ou les Maldives, c'est une initiative désastrueuses et lamentable. Pour tous les Occidentaux qui considèrent que les ex-sauvages ne sont que de vrais sauvages indignes de respects (ceux qui disent : "au fond, ce ne sont que des....." ou "c'est bien des...." - rajoutez vous mêmes le nom du peuple), c'est une preuve de plus ; pour les ex-sauvages, c'est une catastrophe, mais aucun de ces deux points de vue n'avaient vraiment besoin de cela pour penser du mal de l'autre, donc au fond c'est un non évènement dont je me demande, au fond, s'il na pas aucune importance, tout en étant éminemment symbolique.
jeudi 30 septembre 2010
vendredi 17 septembre 2010
mercredi 14 juillet 2010
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
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